Références

France

Galerie d'art, jardin du Palais Royal, Paris
Le Mélezin, Hôtel **** à Courchevel 1850 dans les Alpes
Maisons de campagnes et diverses propriétés à travers la France, entre autres à Dijon, Lyon, La Rochelle
Appartements parisiens
Château près d'Amiens

Etats-Unis

Hamphshire House Central Park, New York
Maisons de campagnes dans le nord du Névada.

Turkmenistan

Palais présidentiel du pays

Royaume-Uni

Manoir de Waddesdon: 280 m² de parquet Versailles
Manoir dans la region de Cumbria.
Villa et appartements dans Chelsea, May-fair, Holland Park
Hyde Park, Cadogan Sqare, Eaton Square, Kensigton.

Irlande du Nord

Parlement de Stormont : 230m² de parquet Versailles

Belgique

Village de Lasne : portes et chambranles en chêne patiné, parquet Louis XIII, panneaux en marqueterie.

Luxembourg

Village de Prettingen/Lintgen : Boiseries sculptées et parquets Versailles collé sur sol chauffant.




Jean-Charles Vautrin en quelques dates...

1951 : Naissance à Troyes
1968 : CAP de menuisier au lycée Saint-Joseph, à Troyes
1978 : Reprise de la menuiserie familiale
1986 : Restauration de bâtisses campagnardes

1989 : Première restauration de parquets et boiseries à l'étranger
1998 :80 % de son chiffre d'affaires réalisé à l'étranger (Grande-Bretagne, Suisse, etc.)
1999 : Grand Prix des métiers d'art du Conseil général pour une copie en marqueterie de parquets de Saint-Pétersbourg (XVIIIe siècle)




Extraits d'articles de journaux :

article paru dans L'Aube Nouvelle, hiver 1999 n° 31

Tout l'art des parquets à l'ancienne

Jean-Charles Vautrin, lauréat 1999 du Prix des métiers d'art du Conseil général, rend à l'art du parquetage ses lettres de noblesse en exportant largement son savoir-faire.

L'atelier, situé au fond d'une arrière-cour à Bréviandes, est des plus traditionnels. Ce matin-là, Jean-Charles Vautrin s'affaire en solitaire, en l'absence de la stagiaire qu'il forme depuis un an. La radio est branchée sur France Musique, car la musique - en particulier le piano - est sa seconde passion. Jean-Charles Vautrin est ici dans son élément. La dimension artisanale lui convient tout à fait : " On ne s'improvise pas chef d'entreprise ", explique-t-il. Le management et la paperasse, ce n'est vraiment pas son truc : " Je préfère travailler le bois ou redessiner une boiserie en m'inspirant d'un vieux traité de menuiserie ; celui-ci, par exemple, écrit par l'ébéniste de Louis XV ", confie-t-il en indiquant un rayonnage complet d'ouvrages de référence.

Jean-Charles Vautrin a 27 ans quand il succède à son père et à son grand-père à la tête de l'atelier familial. " Tout de suite, en raison de la concurrence, j'ai voulu mettre la barre plus haut, faire autre chose que des portes et des fenêtres ", raconte-t-il.

Autodidacte accompli, Jean-Charles Vautrin n'est pas du genre à sombrer dans la routine. Ainsi se lance-t-il, dès I986, dans des restaurations à la campagne.

Un parquet " à la française " qui l'impose à l'étranger

Mais c'est en 1989 que la carrière du menuisier de Bréviandes prend un tour crucial : " J'avais appris qu'un propriétaire qui restaurait un château à Oxford, en Angleterre, désirait du parquet Versailles à la française. J'ai proposé mes services. " Ce chantier l'occupera jusqu'en 1993. Entre-temps, Jean-Charles Vautrin restaure le vieux parquet d'un hôtel de Courchevel.

Ces chantiers valent à l'Aubois une enviable réputation à l'étranger. Ainsi, en 1993, on lui demande de refaire un appartement à New York. Trois ans plus tard, on le retrouve... au Turkménistan, où il assure la réalisation et la pose d'un parquet en marqueterie pour la salle du conseil des ministres, ainsi que d'une magnifique rosace en bois semi-précieux dans le palais présidentiel d'Achgabat. Mais c'est surtout en Angleterre, où le parquet XVIIIe est fort prisé, qu'architectes et décorateurs font appel aux services de Jean-Charles Vautrin. Les matériaux qu'il utilise ? Du chêne, du noyer, des bois massifs, semi-précieux (ébène, poirier, sycomore, cerisier, palissandre) ou encore, pour la marqueterie, du bouleau de Finlande contrebalancé en hêtre.




article paru dans "magazine charpente menuiserie parquets" n°94 mars 2001

Le Siècle des Lumières retrouvé

C'est à Bréviandes, dans l'Aube, qu'est installé l'atelier de Jean-Charles Vautrin. Ce professionnel du bois, qui travaille seul, uniquement secondé par un ouvrier, s'est positionné sur le marché du très haut de gamme. Sa réussite est mondiale.

La réalisation que nous vous proposons ici n'est pas banale. Certes, au premier coup d'oeil, on remarque la qualité du travail à l'ancienne, l'élégance des formes, la richesse des bois. Mais derrière cet ouvrage se cache une personnalité dont le parcours démontre que la filière sait générer des êtres d'exception qui, bien nichés au fond de nos provinces françaises, n'en savent pas moins efficacement exporter leur savoir-faire.

Une vision globale du site Le chantier se situe dans un petit château, quelque part dans le département de la Somme. " Je restaure cet édifice depuis six ans ", explique Jean-Charles Vautrin. " Dans cette pièce à usage de bureau, toutes les boiseries sont en chêne. Je viens de terminer la pièce voisine qui, elle, est en bois blancs qui seront patines. Et dans une troisième pièce, il n 'y aura que du faux marbre. J'ai également refait les portes et les fenêtres, dans le style de l'existant évidemment. Je récupère les vieilles ferrures, et même les anciens vitrages ".

Aller plus haut L'affaire de Jean-Charles Vautrin est familiale : son origine remonte au XIXe' siècle. " Avec mon père, j'ai fait beaucoup de travaux d'agencement de magasins et de cuisines. Puis, par goût personnel, je me suis orienté vers les boiseries, les portes et les parquets en haut de gamme ". Cette politique de la très grande qualité s'est avérée payante : aujourd'hui, notre interlocuteur signe des ouvrages dans le monde entier : Parlement de Belfast, palais présidentiel au Turkménistan, appartements luxueux aux Etats-Unis et en Angleterre... "Je travaille beaucoup à Londres, pour des clients aisés. Dès qu 'on sort de son trou, il y a un marché énorme pour le bois dans le très haut de gamme ".


Les spécificités techniques Les panneaux de chêne de cette salle ne sont pas corroyés, mais passés directement en raboteuse, " et nous avons tout repris au rabot à replanir, pour laisser les traces des outils anciens, y compris plates-bandes et moulures ". En fait, toutes les parties apparentes ont été travaillées avec des outils employés au XVIIIème siècle : bouvets, rabots, guimbardes. Toutes les sculptures sont faites à la main. Pour réaliser ce travail, près de 3 m3 de bois ont été nécessaires. Trois épaisseurs de chêne ont été utilisées :

• 60 mm pour toutes les traverses sculptées

• 41 mm pour les montants / traverses

• 22 mm pour les panneaux. Les moulures sont prises dans les chutes du 41 mm.


Le chiffre d'affaires réalisé par Jean-Charles Vautrin pour cette pièce s'élève à environ 450.000 francs (soit 68700 euros).


Un choix Philosophique Gérer une entreprise comme celle de Jean-Charles Vautrin demande évidemment une grande rigueur dans la fabrication. et un soin attentif apporté aux désirs d'une clientèle raffinée et cossue. Mais pas question ici de s'agrandir ou de changer de cap :

Je tiens à préserver une entreprise petite, à taille humaine ". Comment, dira plus d'un lecteur, suit-on un tel parcours atypique, qui redonne vraiment ses lettres de noblesse au métier de menuisier '? "J'ai tout simplement suivi une formation CAP/BEP Menuiserie en lycée professionnel. mais j'ai également étudié pendant cinq ans a l'Ecole des Beaux-Arts, notamment sous la houlette de l'Architecte des Monuments Historiques ". Il faut aussi y ajouter, forcément, une bonne dose de talent. • SV

 

 

 



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